• Nous avons quitte Tbilissi le 13 juillet (un vendredi 13, brrrr) en direction du nord, pour aller rejoindre une route secondaire qui longe les montagnes qui forment une frontiere naturelle avec la Russie, pour eviter un gros axe et ne pas quitter ce joli pays trop vite non plus.

    Vers la frontiere azerie, par le vignoble georgien...


    Nous sommes donc partis via Mtsketa (non, il ne manque pas de voyelle!), l'ancienne capitale ou nous pensions faire un arret pour visiter la belle cathedrale, mais Fifi a failli se faire ecraser par un convoi de 4x4 noirs roulant a pleine vitesse a l'entree de la ville! Explication: le "Pape" de l'Eglise Orthodoxe arrivait justement a CE moment la pour une celebration (d'ou un deploiement massif des forces de l'ordre qui nous avait d'ailleurs surpris aux abords de la ville; Fifi pensait que tout ceci etait pour lui et le drapeau de la Paix )! Cathedrale sous haute surveillance, tireurs d'elite postes sur les remparts, super detendu comme ambiance pour visiter un tel lieu...du coup, nous sommes repartis sans visite et sans photo a vous montrer...tant pis, mais ca laisse songeur!

    Bref, cap au nord puis a l'est, super surprise avec une route non asphaltee a la sauce georgienne (meme les routes albanaises sont des boulevards a cote!), qui permet du 5km/h max, sur une quarantaine de kilometres... on aime, et les velos aussi! Au moins les voitures ne roulent pas trop vite non plus la dessus...!

    Vers la frontiere azerie, par le vignoble georgien...

    l'un des seuls hameaux traverses sur le route defoncee, ou nous avons ete heberges, alors que l'orage menacait, chez Dodo et Revi: premiere experience de vodka locale; surtout ne pas boire trop vite (de toute facon c'est impossible!), sinon on vous remplit a nouveau votre verre, qu'il faut finir evidemment, et ainsi de suite...dans cette region proche de la Russie, ils boivent ca comme de l'eau, hallucinant!

     Venons-en au vignoble georgien, terroir de vins plusieurs fois primes internationalement: tres jolis paysages de plaines et montagnes, mais la ou l'on s'attendait a trouver des vignes accrochees aux coteaux, les cultures sont uniquement en plaine, a cote du mais! Et le vin, alors? On n'a pas du gouter de grands crus c'est certain, mais bon un peu decus... ok, c'est l'Alsacienne qui parle, mais ca manque de geraniums aux fenetres, de colombages et de Gewurtz tout ca (sans chauvinisme aucun bien evidemment!)

    Vers la frontiere azerie, par le vignoble georgien...

    Forteresse et Eglise de Grimi, non loin de Telavi

     

    Vers la frontiere azerie, par le vignoble georgien...

    villages tout en longueur, maisons avec vue imprenable sur la route et ses chauffards!

    Vers la frontiere azerie, par le vignoble georgien...

    recyclage "vert"

    C'est dans ces decors campagnards que nous avons termine notre traversee de la Georgie a Lagodekhi ou nous esperions aussi pouvoir rencontrer des membres du reseau Accueil Paysan. Les personnes en questions ont ouvert des yeux tout ronds quand ils nous ont vus arriver avec le depliant ou figurent leurs coordonnes et leur photo: ne parlant pas anglais, ni nous russe, ce fut impossible d'echanger sur l'agriculture, Jan Satyagraha, notre voyage..., mais ils se sont plies en 4 pour nous trouver un coin ou camper: super emplacement chez leurs voisins avec qui nous avons passes notre -excellente- derniere soiree en Georgie!

    Vers la frontiere azerie, par le vignoble georgien...

    a la votre, on teste le rouge georgien (plus soft que la vodka de l'avant veille!)

     

    Vers la frontiere azerie, par le vignoble georgien...

    dernier kilometre avant la frontiere azerie

    Superbe pays, super accueil...ca donne envie d'y revenir un jour!


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  • Comme Chris, vous etes certainement nombreuses et nombreux a avoir remarque que ce n'est plus le drapeau de Jan Satyagraha, la marche non-violente de soutien aux paysans sans terre, qui flotte a l'arriere de mon velo mais un drapeau arc en ciel.

    En effet, depuis notre arrivee en Turquie, compte tenu des difficultes a communiquer avec precision et afin d'evacuer d'eventuels problemes lies a de mauvaises interpretations de sa signification, nous avons decides de ne plus rouler, comme ce fus le cas depuis la France (sauf en Albanie), avec le drapeau vert et blanc de la grande marche ecrit en Indi.

    Notre demarche n'a pas changee pour autant mais nous avons decide de remplacer ce drapeau par celui de la paix, universelement reconnu et politiquemet relativement bien tolere.

    Neanmoins le drapeau arc en ciel a tendance a etre assimile a celui des mouvements gays et lesbiens. Aussi, pour qu'il n'y ai aucun amalgame deplace et afin de permettre que nos intentions soient clairemet identifiees, nous invitons nos premiers hotes a ecrire le mot "Paix" dans leur langue respective sur notre drapeau.

    Ainsi, pour l'instant, vous pouvez le lire en Francais, Italien (Pace), Grec (ειρήνη), Turc (barış), Georgien (მშვიდობა). Il conviendrait d'y ajouter les Balkans (Slovenie, Croatie, Montenegro, Albanie, Macedoine) ou nous sommes passes avant.

    Dans un soucis de comprehention la plus large possible nous avons egalement ecrit ce mot en anglais (Peace) bien que nous n'ayons pas (encore) traverse de pays anglo-saxons. Afin de ne pas verser dans un anglo-centrisme strategiquemet, politiquement et ideologiquement largement contributeur de la mondialisation ultra liberale et de l'uniformisation/standardisation du vivant, nous l'avons ajoute en Esperanto (Paco).

    Cette langue construite (voir Esperanto France) est sans doute bien plus respectueuse de la diversite humaine que n'importe quelle autre langue et "naturellement" plus en adequation avec la paix.

    Je vous invite a signer la petition pour que l'esperanto soit une langue en option au BAC : http://esperanto-au-bac.fr


    Les cures ont coutume de "souhaiter" que les morts "reposent en paix". Je me suis toujours demande quel sens pouvait avoir cette formule. En effet, faudrait-il attendre la mort pour, enfin, "reposer en paix"?

    Le sens d'une demarche spirituelle authentique ne consiste-t-il pas a etre en paix de son vivant...?

    Je n'aurai evidemment pas la pretention d'etre en paix, mais j'essaye, simplement : cela pourrait consister a etre en paix avec l'Autre (avec son environnement, avec les autres, avec l'autre en soi, avec le changement, avec la vie...). C'est un chemin, c'est une voie, mais n'est ce pas la l'essentiel?


    Je vous souhaite de "reposer" en paix, de votre vivant !


    Fifi

     

      

    "Compétition, combat contre soi-même :

    nous avons été élevés au lait de la guerre.

    Que ce soit au-dedans ou au-dehors,

    nous savons faire la guerre,

    mais nous ne savons pas faire la paix."

    Henri Gougaud, Parole d’Atelier

     


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  • 4 juillet, nous voici donc en Georgie! Comme a chaque fois que l'on franchit une frontiere, on se dit bon ben voila, l'herbe est pareille, les oiseaux ont le meme chant, le soleil n'a pas bouge de place... Mais on change d'ambiance plus ou  moins rapidement, et ici ce fut assez rapide: les panneaux sont ecrits avec un autre alphabet (heureusement qu'il y a la traduction latine en dessous); les eglises remplacent les mosquees; les chiens-qui-courent-apres-les-cyclistes sont finalement plus nombreux que leurs homologues turcs (mais moins gros!); les premieres bourgades traversees offrent a la vue beaucoup de grands batiments delabres (heritage de l'ere sovietique?) vides ou habites dans des conditions sanitaires sans doute peu enviables... et pour finir, nous avancons encore nos montres d'1h, ce qui fait maintenant un decalage de 2h (seulement!) avec la France.

    Premiere ville un peu importante, Akhaltsikhe, ou nous avons pu des ce premier jour apprecier la gentillesse et l'hospitalite des Georgiens en etant invites dans la famille de Jambul pour l'apres-midi et la nuit. Il parle francais car il a passe un an dans la Sarthe pour une formation professionnelle (il travaille dans le domaine de la production fromagere...ah, les Francais et le fromage!): accueil royal, nous avons ete aux petits oignons pour ce bapteme georgien!

    chez nos hotes a Akhaltsikhe

    Des le lendemain, en route vers le site troglodyte de Vardzia moyennant un petit detour, puis nous avons fait tranquillement le chemin vers Tbilissi en passant par les regions a majorite armenienne du sud du pays, avant de mettre le cap au nord et de redescendre en altitude pour rejoindre le bassin de la capitale.

    Vardzia, cite souterraine creusee et partiellement effondree suite a un tremblement de terre au 13e siecle...certaines chambres sont encore aujourd'hui habitees par des moines

    Campagnes...

    et villes...

    Tbilissi...nous craignions l'approche de la grande ville et la circulation. Aussi, en y arrivant un dimanche, nous nous etions dit qu'avec un peu de chance tout le monde serait invite a manger chez Meme a midi pile et qu'on serait tranquilles sur la route...il faut croire qu'ici aussi les traditions se perdent et nous avons encore une fois eu bien peur dans le trafic peri-urbain et en ville!

    Nous sommes tout de meme arrives apres quelques frayeurs a la charmante guest house "La Maison de Ketevan", petit havre de paix au coeur de la ville, ou il fait bon se poser quelques jours, le temps de faire les demarches pour obtenir nos visas azeris. La maitresse de maison est adorable et parle tres bien francais, nous sommes choyes et cela fait un bien fou car nous avons eu quelques petits soucis administratifs justement: sans faire des palabres, tout est complique par le fait que le douanier, a la frontiere, n'a pas juge bon de mettre un tampon d'entree en Georgie sur nos passeports, malgre notre insistance..."no, no, no need of stamp, it's ok!" ben voyons! ca arrive a 0.3% des etrangers ce genre de surprise nous a dit le consul de France...! Enfin, on espere que ca va aller, un grand merci en tout cas a notre hote qui a passe avec nous 2h au telephone avec les autorites competentes pour essayer de denouer ce mic mac, entre francais et georgien!

    La cour interieure de "La Maison de Ketevan", les cultures georgienne et francaise se marient ici pour donner son ame si particuliere et chaleureuse a la maison et a la famille de notre hote 

    Finalement, nous avons eu nos visas azeris comme prevu initialement le 11 juillet, valable 1 mois. Nous nous remettrons donc en route bientot pour arriver a Baku assez rapidement...et entammer d'autres demarches pour les visas d'Asie Centrale! Mais nous comptons bien profiter quand meme de la fin du parcours en Georgie, ce pays de taille modeste offre tant de diversite que nous sommes d'ores et deja decus de ne pouvoir y passer plus de temps!

    Les cafes internet que nous avons rencontres jusqu'a present en Georgie sont de loin moins bien equipes qu'en Turquie ou en Grece... Nous avons la chance de pouvoir beneficier d'un acces internet a la guest house donc nous en profitons pour publier les derniers articles que vous lisez... cependant leur realisation et traitement prennent environ 2h a chaque fois, avec une bonne connexion, nous esperons donc que nous arriverons a alimenter le blog au mieux pour la suite et les prochains pays...

    http://ekladata.com/velovivant.eklablog.com/mod_article47392258_4ffe759fef468.jpg


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